15 questions essentielles à poser avant de choisir votre maçon
Vous êtes ici : Accueil > Actualités > 15 questions essentielles à poser avant de choisir votre maçon
Le 06 janvier 2026
15 questions essentielles à poser avant de choisir votre maçon
15 questions pour choisir le bon maçon : assurances, devis, garanties. Évitez les malfaçons coûteuses et sécurisez votre projet

Savez-vous qu'un maçon engage sa responsabilité décennale pendant 10 ans après la fin de vos travaux ? Choisir le bon professionnel pour vos projets de construction ou rénovation représente bien plus qu'une simple décision technique : c'est un engagement qui impacte directement la solidité et la pérennité de votre patrimoine immobilier. Face aux risques de malfaçons coûteuses, d'abandons de chantier ou de professionnels non assurés, il devient crucial de poser les bonnes questions avant de signer un devis. Forte de son expérience depuis 2018 à La Baule-Escoublac, MBG Construction vous guide à travers 15 questions stratégiques, organisées en trois catégories essentielles, pour sécuriser votre projet et établir une relation de confiance avec votre futur maçon.

  • Exigez systématiquement l'attestation d'assurance décennale : son coût annuel (entre 2 000 € pour 40 000 € de CA et 6 000 € pour 400 000 € de CA) reflète indirectement la taille et le sérieux de l'entreprise
  • Respectez les trois temps de paiement sécurisés : 10-20% à la signature du devis, 30-40% au début des travaux, et le solde après réception (avec facture d'acompte obligatoire depuis 2004)
  • Attention au délai de rétractation variable : aucun délai pour les chantiers de moins de 5 000 € ou de moins de 2 semaines, contre 14 jours (signature à domicile) ou 10 jours (autres cas) pour les projets plus importants
  • Trois garanties légales vous protègent après réception : garantie de parfait achèvement (1 an), biennale pour équipements dissociables (2 ans), et décennale pour la solidité du bâtiment (10 ans)

Les 5 questions maçon indispensables sur les qualifications et assurances

La première question à poser concerne l'assurance décennale. "Disposez-vous d'une assurance décennale valide et à jour ?" Cette protection, rendue obligatoire par la loi Spinetta de 1978, constitue votre principal rempart contre les dommages compromettant la solidité du bâtiment. Exigez systématiquement l'attestation d'assurance avant le début des travaux et vérifiez que les prestations prévues correspondent bien à la description mentionnée sur le document (sachant qu'une assurance décennale pour une activité de maçonnerie coûte entre 2 000 euros par an pour un maçon réalisant 40 000 euros de chiffre d'affaires et plus de 6 000 euros par an pour une société enregistrant plus de 400 000 euros de chiffre d'affaires annuel, ce qui vous permet d'évaluer indirectement la taille et le sérieux de l'entreprise).

Un professionnel sans cette couverture s'expose à 75 000 euros d'amende et six mois de prison, ainsi qu'à une amende supplémentaire pouvant atteindre 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale en cas de manquement à l'obligation d'information précontractuelle du consommateur selon l'article L132-22 du Code de la consommation. Cette attestation doit d'ailleurs figurer obligatoirement sur tous les devis et factures émis par votre maçon.

La deuxième interrogation porte sur l'inscription légale de l'entreprise. "Êtes-vous inscrit au registre du commerce ou au répertoire des métiers ?" Demandez l'extrait K-bis pour une société ou la carte d'artisan pour un indépendant. Le numéro RCS, composé de 9 chiffres suivis de la ville d'enregistrement, permet de vérifier l'existence juridique de l'entreprise.

Cette vérification, possible auprès du tribunal de commerce ou de la chambre des métiers, vous garantit un recours légal en cas de litige. Un maçon qui hésite à fournir ces documents devrait immédiatement éveiller votre méfiance.

Qualifications professionnelles et certifications : les questions maçon pour évaluer l'expertise

"Quelles sont vos qualifications et certifications professionnelles ?" représente la troisième question fondamentale. Les diplômes comme le CAP maçonnerie, le BP Maçon, le Bac Pro gros œuvre ou le CAP tailleur de pierre attestent d'une formation technique solide. Au-delà des diplômes, les certifications apportent une garantie supplémentaire de qualité.

La certification Qualibat, détenue par 53 000 professionnels reconnus en France, fait l'objet de vérifications régulières (et pas uniquement lors de l'attribution initiale) concernant les compétences techniques, la santé financière et les bonnes pratiques administratives de l'entreprise par l'organisme QUALIBAT. Le label RGE (Reconnu Garant de l'Environnement), valable quatre ans, devient indispensable pour les travaux de rénovation énergétique ouvrant droit aux aides publiques.

La quatrième question concerne la responsabilité civile professionnelle. "Possédez-vous une RC Pro ?" Cette assurance, distincte de la garantie décennale, couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés pendant et après les travaux. Imaginez un incendie accidentel pendant le chantier, des dégâts aux parties communes d'un immeuble ou un accident sur votre propriété : sans RC Pro, vous pourriez vous retrouver dans une situation financière délicate.

À noter : La distinction entre RC Pro et garantie décennale est cruciale. Un câblage électrique défectueux provoquant un incendie pendant le chantier relève de la RC Pro. Mais s'il provoque un incendie après livraison du chantier, c'est la garantie décennale qui couvre uniquement la remise en état du logement, tandis que la RC Pro intervient si l'incendie provoque des brûlures à un occupant ou des dommages au logement mitoyen après livraison. La plupart des contrats décennaux intègrent aujourd'hui ce volet RC Pro, mais il convient de le vérifier explicitement.

Enfin, la cinquième question touche aux références clients. "Pouvez-vous me fournir des références récentes ?" Un professionnel sérieux acceptera volontiers de partager les coordonnées de clients satisfaits. N'hésitez pas à visiter des chantiers en cours, pas uniquement des réalisations terminées, pour observer les méthodes de travail et l'organisation du maçon.

La réticence à fournir des références constitue un signal d'alerte à ne pas négliger dans votre processus de sélection.

Les 5 questions maçon cruciales sur les aspects contractuels et financiers

L'établissement d'un devis détaillé constitue votre première préoccupation financière. "Pouvez-vous établir un devis détaillé obligatoire ?" Depuis l'arrêté du 24 janvier 2017, le devis est devenu obligatoire quel que soit le montant des travaux. Pour les commandes supérieures à 500 euros, la date de fin des travaux doit impérativement y figurer.

Demandez au minimum trois devis pour comparer objectivement les prestations, les matériaux et les prix proposés. Vérifiez également la présence des coordonnées de l'assureur décennal sur chaque document.

La transparence tarifaire représente le deuxième point d'attention. "Quel est votre tarif horaire et quels sont les frais annexes ?" Un maçon professionnel facture généralement entre 35 et 70 euros de l'heure selon la technicité et la pénibilité du chantier, avec des variations importantes selon les régions (sachant qu'en général, un maçon professionnel ne travaille pas à moins de 35 euros de l'heure).

Les frais de déplacement s'ajoutent systématiquement à ces tarifs de base. Pour réduire les coûts, demandez si certains travaux préparatoires peuvent être réalisés par vos soins.

Modalités de paiement : des questions maçon pour sécuriser votre investissement

"Quel montant d'acompte demandez-vous et selon quel échéancier ?" permet d'évaluer les pratiques financières du professionnel. L'acompte standard représente 10 à 20% à la signature du devis, puis 30 à 40% au début du chantier, le solde étant versé après réception du chantier (depuis le 1er janvier 2004, selon l'article 289 du Code général des impôts, l'émission d'une facture d'acompte est une obligation légale pour tous les corps de métier du bâtiment). Un acompte supérieur à 40% doit vous alerter sur la santé financière de l'entreprise ou un risque potentiel d'escroquerie.

Ne versez jamais plus de 50% avant la fin des travaux. Rappelons que vous disposez d'un délai de rétractation de 14 jours si le contrat est signé à domicile ou à distance, de 10 jours dans les autres cas selon l'article 1122 du Code civil, mais attention : pour les petits chantiers de moins de 5 000 euros ou d'une durée inférieure à 2 semaines, il n'existe pas de délai de rétractation.

Exemple pratique : Pour une extension de maison à La Baule-Escoublac d'un montant de 45 000 euros, vous verserez 4 500 euros à la signature (10%), puis 13 500 euros au démarrage du chantier (30%), et enfin les 27 000 euros restants après réception des travaux et levée des éventuelles réserves. Chaque versement doit faire l'objet d'une facture d'acompte détaillée mentionnant la TVA applicable et la nature des travaux réalisés ou à réaliser.

La quatrième question financière explore les solutions techniques proposées. "Proposez-vous plusieurs solutions adaptées à mon projet ?" Un bon professionnel présente différentes options concernant les techniques, les matériaux et les budgets possibles. La volonté d'imposer une solution unique sans discussion devrait vous inciter à la prudence.

Certains maçons développent des spécialisations particulières : façadier, paysagiste ou charpentier-couvreur. Clarifiez dès le premier rendez-vous ce qui reste à votre charge et ce qui incombe au professionnel. Pour vos projets de construction de maison complète en Loire-Atlantique, assurez-vous que le maçon maîtrise l'ensemble des techniques nécessaires ou qu'il coordonne efficacement les différents corps de métier.

La sous-traitance constitue le dernier aspect contractuel à éclaircir. "Allez-vous recourir à de la sous-traitance pour mon chantier ?" La loi oblige l'entrepreneur principal à faire accepter chaque sous-traitant par le maître d'ouvrage et à fournir une garantie de paiement sous forme de caution. Pour les contrats avec un sous-traitant d'un montant au moins égal à 5 000 euros HT, vous devez vérifier tous les six mois jusqu'à la fin de l'exécution que le cocontractant s'acquitte des formalités légales, sous peine d'être tenu solidairement au paiement des impôts, taxes et cotisations obligatoires et d'une amende de 1 500 euros (3 000 euros en cas de récidive).

Exigez la communication des contrats de sous-traitance. Le non-respect de cette obligation expose l'entreprise à une amende de 7 500 euros et vous rend solidaire financièrement des éventuels impayés aux sous-traitants.

Conseil important : Pour un sous-traitant, le point de départ de la prescription est la date de réception des travaux par le maître d'ouvrage auprès de l'entrepreneur principal et non la date de fin des travaux du sous-traitant sur le chantier. Cette nuance peut avoir des conséquences importantes en cas de litige tardif.

Les 5 questions maçon déterminantes sur l'organisation et le suivi du chantier

L'organisation temporelle du chantier mérite votre attention prioritaire. "Pouvez-vous me fournir un planning détaillé et garantir les délais ?" Un planning précis avec les étapes essentielles et une durée totale réaliste vous permet d'anticiper et de planifier sereinement. Les travaux doivent légalement démarrer dans les trois mois suivant le versement de l'acompte, sous peine de pénalités.

Pour les commandes supérieures à 500 euros sans date précisée, la loi fixe une durée maximale de 30 jours pour l'exécution des travaux.

Le nettoyage du chantier représente souvent une source de conflit. "Le nettoyage du chantier est-il inclus dans votre prestation ?" Cette question, apparemment anodine, évite les mauvaises surprises avec des débris et déchets à gérer vous-même après le départ des ouvriers.

Précisez explicitement dans le contrat si le nettoyage final est inclus et détaillez précisément les responsabilités de chacun.

Garanties et réception : les questions maçon pour protéger votre investissement

"Quelles garanties légales me couvrent après réception des travaux ?" permet de comprendre vos protections juridiques. La garantie décennale couvre pendant 10 ans les dommages compromettant la solidité du bâtiment. La garantie biennale protège pendant 2 ans les équipements dissociables.

La garantie de parfait achèvement, valable un an, oblige le maçon à corriger tous les défauts signalés. Ces trois garanties démarrent à la réception des travaux, moment crucial qu'il convient de bien comprendre (notez que lorsque l'action concerne un dommage antérieur à la réception des travaux, le délai de prescription est de 5 ans, contrairement à la garantie décennale qui court pendant 10 ans après la réception).

"Comment s'effectuera la réception des travaux ?" constitue une interrogation essentielle. La réception représente l'acte par lequel vous acceptez l'ouvrage, avec ou sans réserves. Ce moment marque le point de départ de toutes les responsabilités légales.

Vous pouvez émettre des réserves si vous constatez des non-conformités. Le professionnel doit alors fournir une facture de clôture récapitulant les acomptes versés. Ne versez le solde qu'après satisfaction complète du travail effectué.

La dernière question anticipe les difficultés potentielles. "Que se passe-t-il en cas de retard ou de problème pendant le chantier ?" En cas de non-démarrage dans les trois mois, des pénalités sous forme d'intérêts sur l'acompte s'appliquent automatiquement. Une mise en demeure par recommandé avec accusé de réception peut être envoyée.

Vous disposez d'un droit de résiliation si les travaux ne sont pas exécutés après la date prévue. Vérifiez également les modalités d'intervention en garantie et les délais d'intervention après livraison.

  • Conservez tous les documents échangés : devis, attestations d'assurance, planning, factures
  • Photographiez l'avancement du chantier à chaque étape importante
  • N'hésitez pas à faire appel à un expert en cas de doute sur la qualité des travaux
  • Communiquez régulièrement avec votre maçon pour éviter les malentendus

Ces 15 questions essentielles vous permettent d'évaluer objectivement chaque professionnel rencontré et de sécuriser votre projet de construction ou rénovation. MBG Construction, implantée depuis 2018 à La Baule-Escoublac, applique ces principes de transparence et de professionnalisme au quotidien. Notre équipe qualifiée, couverte par toutes les assurances obligatoires et forte d'une garantie décennale complète, intervient dans un rayon de 25 kilomètres pour vos projets de construction neuve, rénovation, extension ou petits travaux de maçonnerie.

Nous privilégions la proximité locale et le travail soigné, avec des finitions de qualité qui font notre réputation. Si vous recherchez un maçon de confiance dans la région de La Baule-Escoublac, contactez-nous pour un devis détaillé et transparent, première étape d'une collaboration réussie pour votre projet immobilier.